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Nos aïeux et nous.

Paul Reig et Noémie Saunet

Paul Michel Bonaventure est né le 22 avril 1865 à Port-Vendres.

 

Paul REIG
Paul REIG

 

La Revue mondaine illustrée du mois de janvier 1892 témoigne de son goût pour le yacthing.

Revue mondaine illustrée janvier 1892

Paul Reig habitait la ville d'Elne.

Il a fait connaître par les avis mondains du Figaro du 29 novembre 1901, son départ vers la ville de Pau.

Le Figaro du 29 novembre 1901

Au mois de juin 1906, dans la ville de Pau,  Paul a épousé Noémie Jeanne Pauline SAUNET.

 

En 1907, Paul devait vouloir vendre son coupé de Dion, puisqu'il fit publier dans l'édition du mois de juillet 1907 de la Revue mensuelle du Touring-club de France l'annonce qui suit :

 

Coupé De Dion type V

Source image antiqbrocdelatour

Fils aîné de Ventura, il avait reçu par legs la plus grande partie de la fortune familiale.

Décédé sans descendance, il a fait don de partie de ses biens aux communes d'Elne et Banyuls-sur-Mer, qui ont l'aimable reconnaissance de perpétuer sa mémoire en attribuant son nom, à places, avenues, écoles, maison de retraite.

 

 

Le testament de Paul REIG

Testament olographe de Monsieur Paul REIG en son vivant rentier, propriétaire, domicilié à Pau, villa « les Albères » avenue Gaston Phoebus,
décédé à Bagnères-de-Luchon Hôtel Continental, le vingt six juillet mille neuf cent dix,
annexé à la minute d'un acte de dépôt dressé par Maître LOUSTALET notaire à Pau, le 02 août 1910,
enregistré à Pau AC F° 30 Case 4

Ci-après le testament tel que recopié de façon manuscrite, en la mairie de Banyuls-sur-mer par mon père  Albert Jarlier.
 

Cette enveloppe scellée le 28 juillet 1908 contient mon testament.
Signé Paul Reig.

Ceci est mon testament.

Je lègue à ma femme la jouissance de toute ma fortune, à charge de servir à chacune des filles de feu mon cousin germain Jacques Reig, une rente de cinq cent francs.
Elle répondra à mes désirs en considérant que le domaine du Mas de la Serra est familial et en facilitant l'accès à mes deux sœurs Ernestine et Marie.
Le legs que je fais à ma femme s'entend net de tous frais, qui seront payés par l'actif en capitaux de ma succession.

Je lègue la nu-propriété du Mas de la Serra, situé dans les communes de Banyuls-sur-Mer, Cerbère et Port-Vendres aux pauvres de Banyuls-sur Mer, et mon domaine de la Burgonde situé dans les communes d'Elne, Latour-Bas-Elne, et Argelès-sur-Mer aux pauvres d'Elne, ces deux legs aux conditions suivantes :
Si ma femme décédait avant sa mère, les communes d'Elne et de Banyuls-sur-Mer, devraient chacune servir à la mère de ma femme, une rente viagère de deux-mille francs.
La commune de Banyuls devra conserver au culte catholique la chapelle du domaine dédiée à Notre-Dame-de-la-Salette, et y faire célébrer une messe à l'anniversaire de décès de mon père, de ma mère, de mes frères et sœurs, de ma femme et de moi-même, et cela à perpétuité.
Elle devra assurer l'entretien de ma sépulture et de celle de ma femme, si elles sont établies à Banyuls.
La commune d'Elne devra faire célébrer à perpétuité dans l'église paroissiale, et ce à perpétuité, une messe à l'anniversaire du décès de mon père, de ma mère, de ma femme et de moi-même.
Au décès de ma femme, les capitaux de ma succession seront partagés de la manière suivante :
- dix-mille francs à chacune des filles de feu mon cousin Jacques REIG et ce net de tous frais.
- dix-mille francs aux pauvres de Collioure
- dix-mille francs aux pauvres de Port-Vendres
- dix-mille francs aux pauvres de Billères près de Pau, à charge par la commune de Billères d'assurer l'entretien de ma sépulture et de celle de ma femme si elles y sont établies
- le restant de mes capitaux à Mademoiselle Paulette Peyre, la cousine germaine de ma femme.

 

Si je décède à Pau, ma sépulture sera établie dans le cimetière attenant à l'église de Billères dans lequel mon mariage a été béni et je crois répondre aux vœux de ma femme en lui demandant d'être ensevelie à mes côtés.
Si je décède hors de Pau, je désire être enseveli dans mon domaine de Banyuls, dans le bois de pins qui se trouve sur la colline entre le pla dit « Les Asplanes » et le pla dit « La Tuilerie », et dans le haut dudit bois de pins.
Je désire que ma femme y soit ensevelie à mes côtés.
Dans le cas où ma femme se remarierait, elle resterait déchue de tous ses droits au legs que je lui fais.
Je n'entends pas cette clause restrictive lui interdire un nouveau mariage, mais laisser simplement à son nouvel époux le soin d'assurer son avenir.

Je meurs dans la religion de mes ancêtres, catholique, apostolique, et romaine, et supplie Dieu humblement de m'accueillir avec miséricorde.

Fait à Pau, dans la villa des Albères, le vingt trois juillet mille neuf cent huit.
Signé Paul Reig


 

 

 

 

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