Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
hevi.over-blog.com

hevi.over-blog.com

Nos aïeux et nous.

Pierre Aules et Marguerite Planes

Bon-papa et Mamie, se faisaient prénommer Pierre et Marguerite.
En réalité, ils se prénommaient Joseph et Mélanie.

Bon-papa, était issu d'une famille modeste qui vivait à Quarante (34).
Son père Paul, était Maréchal-ferrant.

Jusqu'à ses arrières-grands parents, sa famille, vivait dans les villages de l'Hérault. Ils étaient certains dits "propriétaires", mais nombre d'entre-eux "tailleurs", "cultivateurs", "bergers",  "valets de labour", "domestiques". Les épouses "femelles" (1) étaient déclarées sans profession, mais on imagine qu'avec de nombreuses maternités, et le quotidien de la maison et des champs, elles n'étaient pas sans ouvrage.


(1) j'ai lu dans des actes de naissance : "Le Sieur X nous a présenté un enfant femelle, né etc.."

Les mariages avaient lieu entre voisins, voire parentèle vivant dans le même hameau d'une commune, si bien qu'on trouve nombre de mariages dont les "futurs" portent le même nom de famille, ou des mariages croisés Sieur X et Demoiselle Y, puis Sieur Y et Demoiselle X.
Il en résulte une extrême concentration des patronymes dans un hameau ou un village.

Les premiers nouveaux-nés de la famille, se voyaient attribuer plusieurs prénoms qui étaient ceux des parents ou grand-parents. A court de ressources, les parents se contentaient souvent de baptiser leurs derniers nés d'un prénom unique. Cette répétition des prénoms ne se révèle pas dans la généalogie de Bon-papa, mais était usuelle dans nombre d'autres familles.
Le prénom couramment usité, par les parents eux-mêmes, puis par l'enfant devenu adulte, et qui servait à la signature des actes, était souvent le deuxième ou le troisième. Je pense que nombre d'enfants ne découvraient leur premier prénom, que lors de la nécessaire présentation de leur acte de naissance, le jour de leur mariage.

Ainsi Bon-Papa, comme en témoignent les recensements de population, était désigné par ses parents comme Pierre, alors qu'il était prénommé Joseph. Il est vrai que les deux enfants de la famille se prénommaient l'un Joseph, l'autre Joséphine, ce qui devait au quotidien être redondant. Quel étrange choix de prénoms par ses parents. Je serais curieuse d'en connaître la motivation.


Peu savaient lire et écrire, surtout les femmes, si bien qu'ils signaient difficilement, d'une écriture hésitante, leurs actes de mariage, et avalisaient les fautes scripturales du Maire officier d'Etat-civil, qui faisait souvent erreur sur date, lieu de naissance, orthographe des noms.

J'ai retrouvé les huit arrières-grands-parents de Bon-papa. Le premier titulaire connu de la lignée AULES , portait le prénom de Magloire. Quel beau prénom aujourd'hui disparu.

 

 

Bon-papa s'était engagé volontairement dès 17 ans, à la guerre de14, et je crois qu'il a connu les tranchées.

Pierre et Marguerite ont vécu peu de temps à Quarante, avant d'aménager à Carcassonne.

Pierre a rencontré Monsieur Domerc qui l'a aidé à s'installer professionnellement. Il a ainsi créé son entreprise de transports chemin de Serres à Carcassonne. Pendant la guerre de 39-45  son matériel de transport a été réquisitionné.

Mamie était originaire d'une famille de la bourgeoisie bordelaise. Mais l'un de ses aïeux était originaire de l'Hérault, et a importé en y émigrant, le nom PLANES quasi inexistant vers 1800 en Gironde, sauf à être porté également par des espagnols émigrés eux-aussi.

 

Bon-papa et Mamie avaient donc des aïeux communs dans le département de l'Hérault.

 

Bon-papa

 

Mamie

De leur mariage sont nés cinq enfants.

Ici les cinq enfants avec Madame et Monsieur Domerc, à l'allure bourgeoise, lui avec un air bonhomme, et une forme d'exigence dans les traits, elle, dans une posture établie et maternante.
Ils sont reçus par la famille redevable de leur soutien financier.


Mamie a fait ses enfants si beaux ce jour là. Elle a du mettre les petits plats dans les grands. Placée au centre, mais en retrait, elle en paraît fatiguée, et s'être un peu oubliée elle-même.

Quelle dépense avait due être faite pour habiller si bien et simultanément les cinq enfants.

Pour impliquer une telle solennité, les  visites de Madame et Monsieur DOMERC étaient-elles rares ? Ou alors la photo a été prise à l'occasion d'une autre cérémonie. Baptême, mariage ?

Les filles avaient toutes les cheveux coupés au carré. C'est ainsi qu'on coiffait les jeunes-filles.

 


Le frontispice du portail du Collège Varsovie à Carcassonne, autrefois lycée de jeunes-filles, et dans lequel les filles de la famille Aulès ont toutes suivi leur scolarité, témoigne-t-il de cette mode ?

Sur la photo de famille, les visages des cinq enfants sont déjà révélateurs de leur personnalité future.

Sur la photo, la fillette à gauche du garçonnet, incline son visage à gauche. Cette posture relationnelle est parfaitement signifiante.

Suzon est posée droite et franche, avec un petit air de garçon manqué. Elle est fiable et sans détour.

Une  seule des enfants a un franc sourire, Jacqueline, avec son visage rond et sympathiquement extraverti.

Mais pour l'instant je ne peux développer mon analyse au-delà, certains des enfants étant toujours vivants.

Ces photos nous éclairent sur ce que nous-mêmes descendants, avons reçu de nos parents.

Quelle richesse de mémoire dans une seule photo !

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article